Question au gouvernement : La reconnaissance de la fibromyalgie comme affection de longue durée

Mme Jennifer De Temmerman attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la fibromyalgie, maladie ayant une réalité clinique reconnue par l’Académie de médecine depuis 2007. Dans les faits, la fibromyalgie n’est pas considérée comme une affection de longue durée (ALD). La grande majorité des trois millions de patients français souffrant de cette pathologie sont des femmes, et ces personnes ne sont souvent pas reconnues comme malades. Pour les médecins, le diagnostic de fibromyalgie est très complexe à porter du fait des nombreuses maladies pouvant lui être associées, telles que le syndrome de fatigue chronique ou la spasmophilie. Ce n’est qu’après avoir écarté les autres causes éventuelles à travers de nombreux examens médicaux, que les spécialistes se tournent vers un diagnostic de fibromyalgie, diagnostic dit d’exclusion. Or la reconnaissance médicale officielle de cette maladie permettrait de fixer la situation des patients et d’autoriser leurs proches à s’adapter en conséquence. Elle lui demande de bien vouloir étudier les dispositions à appliquer pour faire reconnaître cette pathologie et pour fournir l’aide appropriée aux personnes atteintes, qui souffrent de l’absence chronique d’assistance médicale adaptée à leur cas. Elle la sollicite également sur la nécessité de réaliser des travaux permettant de faire progresser la prospection scientifique dans ce domaine, notamment en évaluant la possibilité pour les patients dont le diagnostic a été posé par un médecin spécialisé en algologie, d’obtenir la reconnaissance de leur maladie en affection de longue durée (ALD).

Question au Gouvernement : Politique de l’eau et modèle agricole dominant

Mme Jennifer De Temmerman attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le lien entre la politique française de l’eau et le modèle agricole dominant. Alors que le modèle de l’agriculture intensive est en grande partie responsable de la pollution des eaux en France, qui contiennent une quantité intolérable de pesticides et de nitrates, les tenants de ce modèle ne sont actuellement aucunement contraints à modifier ce fonctionnement productiviste. En effet, sur la base des chiffres de 2017, l’agriculture intensive ne paye que 7 % de la redevance pollution des agences de l’eau. Le reste à charge reste principalement payé par les contribuables consommateurs, en contradiction totale avec le principe « pollueur-payeur » qui régit pourtant la directive européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000 établissant un cadre solide pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, il y a dix-sept ans. En outre, l’essentiel des aides publiques destinées au secteur agricole est aujourd’hui affecté à l’agriculture intensive au détriment de modèles agricoles qui consomment moins de pesticides, d’engrais et d’eau. Plusieurs exemples étrangers ont démontré que le coût impliqué par la réduction préventive des nitrates provenant du secteur agricole est moindre que celui engagé pour la dépollution des eaux nitratées. Or la part du budget des agences de l’eau allouée aux campagnes de prévention reste à ce jour minoritaire, l’essentiel des fonds étant dédié aux conséquences de la pollution des eaux. Plusieurs associations et ONG se sont récemment mobilisées dans le cadre des états généraux de l’alimentation, afin de solliciter un débat public sur ce sujet. Étant entendu que la transition écologique se fera bien avec et non contre les agriculteurs, il est important de les accompagner vers un nouveau modèle économique, social et écologique. Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir présenter l’opinion du Gouvernement sur le principe « pollueur-payeur », sur la mise en place de dispositifs de prévention des pollutions agricoles et sur l’accompagnement public permettant une reconversion agricole.

« Elles aussi » l’association qui milite pour la place des femmes dans la vie publique

Je suis intervenue ce lundi 27 novembre pour soutenir l’action de l’association « Elles aussi » qui milite pour que les femmes puissent accèder sans frein et préjugé aux postes les plus importants de la vie politique.

Aujourd’hui les conseils municipaux sont composés de 48,2% de femmes, mais seulement 16% des maires sont des femmes.

7,5% des intercommunalités ont une femme à leur tête.

Seulement 18% des intercommunalités ont un nombre de conseillères supérieur à 40%.

Anne Voituriez, Mairesse de Loos, Vice-Presidente de la Métropole Européenne de Lille (MEL) Politique de la Ville (Géographie prioritaire – ANRU) a apporté son temoignage sur les difficultés des femmes pour faire reconnaître leurs compétences.

Valérie Petit, Députée de la 9e circonscription du Nord, nous a interrogé sur la nécessité de repenser la vision archaïque que l’on peut avoir du pouvoir.

L’obligation de la parité a fait bouger les lignes mais le travail est encore grand.

Merci à Veronique Genelle de nous avoir reçus.

Voir le site de Elles aussi

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Compte rendu de réunion n° 14 – Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire

Examen, en nouvelle lecture, du projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement (n° 370) (M. Jean-Charles Colas-Roy, rapporteur)

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Les contrats de Transition Ecologique

Audition de Sébastien Lecornu le 22 novembre 2017

Lors de la conférence des Villes en septembre, Monsieur le ministre LECORNU, vous expliquiez que les contrats de transition écologique viseront des « territoires vertueux, sur lesquels la transition écologique a commencé depuis longtemps ». L’Etat fournirait à ces territoires un soutien politique, technique, financier et réglementaire, et les procédures environnementales pourraient être simplifiées.

Députée d’une circonscription rurale engagée dans cette transition écologique sous tous ses aspects, j’accueille avec un grand enthousiasme cette annonce. Vendredi, la communauté de communes de Flandre Lys (CCFL) lancera son plan climat-air-énergie territorial ; samedi, la petite commune de Borre accueillera le 5ème salon sur la réduction des déchets du SMICTOM des Flandres. La plus grosse centrale solaire des Hauts-de-France se trouve à Merville et nous développons également des unités de méthanisation. Nos bières se mettent au bio et les villages aux espaces de coworking.

Vous avez annoncé à titre expérimental, une première tranche en 2018, de quinze à vingt contrats de transition écologique.

Monsieur le Ministre, comment seront choisi ces contrats ? Pourriez-vous nous présenter les éléments majeurs de la simplification des procédures environnementales concernant les territoires sélectionnés? D’autre part, serait-il possible d’obtenir des informations concrètes sur le soutien politique, technique, financier et réglementaire que l’État a l’intention de fournir à ces territoires ?

Conférence sur la permaculture organisée par Morbecque environnement à la base du parc.


PermanencultureLa permaculture est une approche globale de l’écosystème des jardins. Elle s’appuie sur des principes de diversité, de stabilité et de résilience des écosystèmes naturels intégrant aussi bien l’homme, le végétal et l’animal.

Cette culture est une philosophie qui appelle pourtant une vraie maitrise technique.

Je suis ravie d’avoir pu assister à la conférence sur le sujet organisée par l’association Morbecque environnement et pu recontrer les intervenants de Arbraculture ce 18 novembre 2017.

Je souhaite que beaucoup se retrouvent dans cette approche consistant à repenser son lieu de vie comme un écosystème harmonieux.

Question au gouvernement : Difficultés rencontrées par les établissements de santé et conditions de travail des personnels

Mme Jennifer De Temmerman attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé  sur les difficultés rencontrées par les établissements de santé suite à plusieurs réformes. La réforme de 2007 a mis en place la tarification à l’activité (T2A) et donc contraint les budgets. L situation a été aggravée par la loi HPST, portée par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot publiée au Journal officiel (JO) le 22 juillet 2009 et puis la création par Mme Marisol Touraine des Groupements hospitaliers de territoires prévue dans la loi de santé de 2016. Les choix sociétaux nécessaires pour répondre aux déficits budgétaires et à la modernisation de notre système de soins ont eu pour conséquence une politique de contraintes fortes de réduction des déficits et une mise en difficulté d’établissements hospitaliers. Ces établissements de santé et leurs personnels subissent pour y répondre une tarification dégressive des séjours, un besoin et une recherche constante d’activités prévisionnelles nouvelles compensatrices, une confrontation entre des professions aux statuts figés et un encadrement managérial entrepreneurial, une accumulation de tâches administratives pour répondre aux procédures de certifications, une mise en place de groupements hospitaliers de territoires avec réorganisation des filières de soins et regroupement de fonctions supports. L’ensemble se faisant en maintenant un contrôle strict de la masse salariale et le maintien du gel du point d’indice. L’objectif sociétal légitime d’un retour à l’équilibre budgétaire et de modernisation du système de soins se confronte néanmoins, à un univers où l’erreur a des conséquences lourdes et où la contrepartie nécessaire au travail fourni fait défaut. L’épuisement lié à la relation et aux soins dispensés à l’autre, caractérise un rapport pathologique de civilisation, le BURN OUT. Quelle évolution est-il envisagé au mode de financement et de gestion des hôpitaux afin de maintenir les efforts nécessaires tout en témoignant aux soignants la reconnaissance, symbole du travail fourni et de poursuivre la modernisation de notre système de santé?

Réfléchir ensemble pour le climat et l’avenir : Cop23 – Bonn 2017

En Allemagne pour la COP 23 à Bonn avec la délégation française notre président Emmanuel Macron, notre ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

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Secrétaire de la Commission au Développement Durable j’ai tenu à être actrice de cette événement.

Les engagements de la COP 21 doivent désormais se concrétiser en actes concrets, c’est l’objectif principal de la CAP. Il s’agit de la responsabilité de chacun d’entre nous.

Dès à présent agissons ENSEMBLE contre le changement climatique.

 

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Signature de la convention entre le SIECF et ENEDIS concernant TEPCV

Ce lundi 6 novembre 2017 j’ai assisté à la signature de la convention de partenariat entre Michel Decool, Président du SIECF Territoire d’Energie Flandre et Thierry Pagès, Directeur Régional ENEDIS, afin de favoriser la mise en place des actions Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV)  et de transition énergétique en Flandre.

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