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Notre ADN : bienveillance et humanisme

« Il y a de puissants lobbies à l’œuvre au sein de l’assemblée nationale ».

Je ne suis ni L, ni G, ni B, ni T. Je suis H, comme Hétérosexuelle. Et en même temps, je suis LGBT.

Nos différences sont diversités, elles ne doivent être dissonances. Comme les nuances d’un tableau, nos affinités amoureuses composent une société riche et captivante.

Personne ne nait avec le choix. Ni de son milieu, ni de sa famille, ni de sa couleur, ni de son sexe. Chacun se construit, peu à peu, sur des références ou contre ces références.

Je est un autre.

Liberté. Véritable liberté de s’affranchir de ce destin joué d’avance. Assignation à résidence, reproduction sociale, déterminisme sexuel. La grandeur de l’humain réside dans sa capacité à transcender les causes pour bousculer les effets.

Egalité. L’égalité n’est pas pensée unique, mais la liberté d’expression s’arrête justement où commence l’égalité des droits et des devoirs. L’égalité annihile les jugements de valeur et reconnaît notre droit fondamental à la différence.

Fraternité. Quelles que soient nos idées, elles ne doivent pas rompre les liens de l’humanité. Gardons-nous des idéologies qui nous enferment dans des jugements sans valeur. Reconnaissons l’autre comme notre semblable, l’humanisme seul doit nous guider.

« Il y a de puissants lobbies à l’œuvre au sein de l’assemblée nationale ».

Oui. Et parmi eux, il y a la Manif pour tous. Gardiens d’une morale traditionnaliste dans laquelle le genre est une division. Défenseurs d’un monde où la devise première de notre nation est bafouée dans chacun de ses termes. Ardents défenseurs contre « l’effondrement de nos démocraties ».

Nous savons tous que ce lobby est puissant, ancien et enraciné. Peut-on cependant accepter qu’il s’invite au cœur même d’un mouvement qui veut porter en lui les germes d’un renouveau? où est notre bienveillance si nous acceptons la haine en notre sein? Jusque quand cautionnerons-nous par notre silence les dérives langagières de certaine? Pire, des justifications comme autant d’insultes ?

Nous portons les espoirs d’une société plus humaine et plus juste. Quel espoir restera-t-il quand nous aurons failli contre le sectarisme ?

A l’heure où nombre d’entre nous s’expriment contre le racisme, est-il cohérent de ne pas dénoncer ces cruautés ordinaires que sont l’homophobie et l’intolérance religieuse ?

Nous savions que les débats de bioéthique seraient parmi les plus durs à mener. Nous attendions-nous à ce qu’ils remettent en cause notre unité même ? Le terme contient en lui tout un paradoxe.

Bios, le vivant dans sa multiplicité, son imprévisibilité,sa force et parfois sa violence.

Ethos, morale ou coutume, selon l’étymologie qu’on lui donne ; en tous cas, règle et ordre.

La vie est chaos, comment prétendre la borner à nos conceptions humaines ? Pour sortir de ce paradoxe, seul un discours apaisé réconciliera passions et morale.

Toute vie est (pro)création, toute création est poésie. Mais certaines odes à la conformité blessent plus que d’autres.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. La législation, si elle régule la société, admet la différenciation. Elle doit permettre à chacun d’exprimer ce qu’il est au sein de la société, sans causer préjudice à autrui. Toute la subtilité réside en ce terme : « préjudice ». Chacun d’entre nous est libre d’avoir son opinion, sa morale et sa ligne de conduite. Faut-il pour autant l’imposer par des controverses ? De parallèles douteux en affirmations péremptoires, de psychologie religieuse en visions passéistes, certaine contribution individuelle au débat est un réquisitoire contre la différence. Peu importe la force du déni de l’auteure, je l’ai lu en entier, de la première à la dernière page et n’y ai vu que l’expression du mépris pour ceux et celles qu’elle incrimine.

L’ADN définit notre information génétique héréditaire. Définit-il pour autant ce que nous sommes ? Sommes-nous réduits à n’être qu’une suite logique de paramètres ? Une molécule seule peut-elle unir une famille ? Si seuls les gènes pouvaient créer le lien, qu’adviendrait-il de nos sociétés ?

Non, nos nations, nos peuples, se sont agrégés au-delà des races et des liens du sang. Comme notre groupe s’est formé autour de valeurs communes.

Après des mois de tourmente, à l’heure où les désaccords fondent des dissidences, il est parfois bon de se souvenir pourquoi nous sommes La République En Marche.

Par opportunisme politique ? Pour abolir les anciens partis ? Par hasard ?

Je suis venue par conviction. Celle que nous pouvions changer les choses, celle qu’il était temps de le faire.

Je suis venue avec bienveillance, pour écouter tous et entendre chacun.

Une voie autre existe pour un futur désirable. L’immobilisme a gangréné notre pays, nous avions perdu l’esprit des lumières qui animait une France enviée. Les belles heures de l’humanisme ne sont pas derrière nous, nous pouvons retrouver l’ambition et la passion à l’œuvre dans la déclaration des droits de l’homme. Porter les espoirs du monde. Ceux d’une nouvelle société. D’un avenir durable.

Les réformes sont nécessaires, elles ne sont pas faciles. Le changement effraie, car il déroute. Mais lorsque la route est une impasse, il faut savoir briser les murs.

La République En Marche souffle le renouveau. Trop longtemps un modèle unique d’hommes politiques a dirigé nos citoyens. Seule l’étiquette changeait, le moule était le même…

Nous avons amené de la jeunesse, et sa fougue. Nous avons amené des femmes, et avec elles, une vision différente du monde. Nous avons amené de la diversité : d’origines sociales, d’orientations sexuelles, de couleurs, de religions, de pensées, d’expressions… Un réel pluralisme dans une alliance de convictions. L’image même de notre société, sa richesse.

Nous avons promis une révolution. Ces promesses nous engagent. Elles signifient que nous devons aussi écouter ceux qui nous ont élus, quitte parfois à revoir nos positions ou assouplir ce que nous avions prévu. Les règles de l’ancienne politique ne doivent pas avoir cours chez nous, nous devons inventer nos propres règles du jeu. Nos fondations sont exceptionnelles, notre parole ne doit pas être frappée du sceau de l’uniformité.

Réveillons-nous, retrouvons-nous. Soyons à la hauteur des espérances que nous portons. Réenchantons la France.

Nous sommes La République En Marche.

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