M. le président. La parole est à Mme Jennifer De Temmerman. Un peu de silence, mes chers collègues : ce n’est pas parce que cette question est la dernière que c’est la moins intéressante. (Sourires et applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Mme Jennifer De Temmerman. Madame la ministre des outre-mer, la semaine prochaine, un sommet des chefs d’État se tiendra à New York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. Nous fêterons alors le quatrième anniversaire de l’agenda 2030, qui propose un avenir plus juste, plus équitable et plus écologique.

M. Thibault Bazin. En fait, c’était bien la question la moins intéressante…

Mme Jennifer De Temmerman. La feuille de route est ardemment attendue par toutes les parties prenantes, que je salue. De nombreux événements sont organisés dès vendredi et jusqu’au 25 septembre, point d’orgue de la célébration et journée d’anniversaire.

Cette synergie fournit un exemple parfait de ce que nous pouvons faire ensemble. Les objectifs 13 et 15 de l’agenda, notamment, nous engagent s’agissant de la forêt amazonienne, bien commun de l’humanité, essentiel à notre écosystème mondial. Nous devons tous nous investir, en accord avec nos engagements onusiens, pour la préservation de la biodiversité sans équivalent qui y règne et de sa richesse encore très méconnue.

Lors du sommet du G7, le Président de la République a lancé une action internationale pour la forêt amazonienne, touchée par de multiples incendies. Il a rapidement proposé l’appui de la France aux États confrontés à ce drame. Dans ce combat, nous sommes légitimes, car la Guyane fait de notre pays une puissance d’Amérique du Sud.

Or nos collègues députés de Guyane le rappellent fréquemment, et nous le savons tous : ce territoire souffre de graves problèmes de développement, devant faire face à une croissance soutenue de la population, en particulier dans l’Ouest guyanais, représenté par notre collègue Lénaïck Adam.

Alors que, la semaine prochaine, à New York, l’Amazonie sera au cœur des débats, pouvez-vous nous dire, madame la ministre, quels engagements prend la France pour protéger la forêt placée sous sa responsabilité directe en Guyane française ? Comment associer plus étroitement les élus et les populations à cette politique et la mobiliser au service du développement du territoire ? (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre des outre-mer.

Mme Annick Girardin, ministre des outre-mer. Vous l’avez dit, madame la députée : la France est une puissance amazonienne. C’est le moment de le rappeler et de l’affirmer. Notre politique de gestion de la forêt amazonienne n’est pas dictée ici, à Paris, mais, au contraire, décidée dans le territoire, avec l’ensemble des élus et des populations. Elle est profondément ancrée dans le territoire guyanais. Je veux saluer ici le rôle central du parc amazonien de Guyane, qui gère 2,5 milliards d’hectares sur 8 en Guyane.

Au-delà des parties prenantes, le parc rassemble aussi les peuples et citoyens amérindiens, qu’il convient de mettre à l’honneur. C’est bien l’intention qui a animé le Président de la République lorsqu’il a demandé à une délégation de la Guyane de l’accompagner à New York la semaine prochaine. Cette délégation sera menée par le président de la collectivité de Guyane, mais comprendra également le président du Grand Conseil coutumier des peuples amérindiens ainsi que celui du parc amazonien.

C’est une grande première, et c’est important. En effet, je l’ai toujours dit, les territoires d’outre-mer sont des territoires d’excellence, et des territoires de solutions : c’est souvent à partir d’eux que nous pouvons rayonner dans l’ensemble du monde, mais aussi créer des modèles que nous pourrons partager avec d’autres.

Demain, le Premier ministre présidera le CIOM, le comité interministériel des outre-mer ; sera alors débattu le plan pour la forêt amazonienne que le Président de la République annoncera la semaine prochaine.

Vous le voyez, nous sommes mobilisés, au côté de nos concitoyens, au côté des Guyanais. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Marine Brian

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Marine Brian

Diplômée de l’Institut Supérieur de Communication et de Publicité de Paris et après des expériences professionnelles au Quai d’Orsay puis au Sénat, Marine a rejoint l’équipe de la députée en septembre 2019.
Elle est en charge de la communication et des relations publiques à l’Assemblée Nationale.