Un cri d’alarme. Celui des malades souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive. Ils sont parmi ceux qui courent le « plus haut risque » dans l’épidémie de coronavirus.

Philippe Poncet, Directeur de France BPCO

Bien que peu connue et extrêmement handicapante, cette maladie concerne quatre millions de Français, dont seulement un seul million est diagnostiqué. Parmi les malades, 700 000 souffrent de cas sévères, dont 150 000 vivent en permanence sous oxygène.

Contrairement aux idées reçues, cette maladie ne touche pas que des fumeurs ou des personnes âgées : 80 % des patients ont moins de 64 ans, 60 % moins de 54 ans et les deux tiers sont défaillants respiratoires depuis la petite enfance. Elle touche en France entre 5 et 10 % des adultes, selon l’agence sanitaire Santé publique France.

Dans une lettre ouverte datée du 25 février, adressée au ministre de la Santé, Olivier Véran, le président de l’association, Philippe Poncet, alertait sur le risque encouru par ces patients.

« J’ai simplement proposé au ministre de la Santé de lui donner un coup de main. Ce n’est pas la peine d’affoler le reste des Français, 95% ne risquent rien. Mais il y a 700.000 personnes qui sont en danger dans ce pays », affirme-t-il.

Il réclame notamment une prise en charge spécifique au ministre de la Santé :

  • Le Ministère doit lancer, en urgence, un message d’alerte en direction de ses services dédiés, notamment Santé Publique France, prenant appui sur nos besoins immédiats. Les campagnes doivent impérativement faire état de cette affection prioritaire d’une façon massive et nous sommes en mesure d’échanger en direct avec eux.
  • Les consignes appropriées peuvent être également véhiculées directement par l’ensemble du dispositif administratif en direction des réseaux BPCO, hospitaliers et libéraux, y compris les prestataires de santé à domicile pour que ceux-ci communiquent en direct avec leurs patients en prenant des dispositions ou autres initiatives pour faire face à l’afflux de patients en détresse, si tel devait être le cas. Il est utile d’anticiper.
  • La mise à disposition des masques FFP2 en cours de fabrication doit être réservée, en priorité, aux déficients respiratoires BPCO, âgés ou jeunes dès lors qu’un document certifie de leur affection (Les stades 4 et 3 sont massivement et malheureusement, déjà, en invalidité).

Ces mesures de survie restées sans réponse, une plainte contre X a été déposé, jeudi au tribunal judiciaire de Draguignan, pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ».

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces informations sur :

  • La page réseau social qui sert de journal permanent;
  • La vidéo de l’appel à la nation vendredi 13 mars 2020;
  • Le site Internet.