Archives de catégorie : Développement Durable

La lutte contre la déforestation importée : une affaire qui nous concerne tous

Le gouvernement lance une consultation publique sur sa stratégie nationale de lutte

Suite à plusieurs accords internationaux, le gouvernement lance une consultation publique sur la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la superficie forestière mondiale a chuté de 129 millions d’hectares entre 1990 et 2015. La production agricole et l’élevage sont les premières causes de cette déforestation et un tiers de ces productions est destiné à l’exportation. La France souhaite ainsi dialoguer avec les autres pays producteurs afin de réduire les impacts environnementaux liés aux importations de matière première. Le projet de stratégie public comporte les 5 axes suivants :

  • Développer, partager et valoriser les connaissances
  • Développer les actions de lutte contre la déforestation importée dans le cadre de coopérations internationales
  • Faire de nos politiques publiques un levier pour favoriser une demande française de produits durables
  • Favoriser et coordonner l’engagement des acteurs
  • Garantir l’atteinte des objectifs de la SNDI

Pour en savoir plus, vous pouvez lire le projet public ici et déposer vos commentaires ici jusqu’au 24 juillet.

Le forum politique de haut-niveau sur le développement durable

La conférence des Nations-Unies sur le développement durable s’est tenue à Rio de Janeiro, au Brésil, en juin 2012. A cette occasion, les états membres ont adopté une résolution intitulée « Future We Want » (le futur que nous voulons). Parmi un certain nombre de décisions et d’engagements, les états se sont mis d’accord pour établir un forum politique de haut-niveau sur le développement durable. Sous les auspices du Conseil économique et social, il se réunit tous les ans pour une durée de huit jours, dont trois seront consacrés à un débat ministériel. Sous ceux de l’Assemblée générale et des chefs d’État ou de gouvernement, il se réunit tous les quatre ans pour une durée de deux jours.

Le forum politique de haut niveau a pour rôle de mobiliser états, ONG, vie civile. Il donne des orientations et formule des recommandations en vue du développement durable. Il assure aussi une mission de suivi des   progrès   accomplis   dans   la   concrétisation   des engagements pris en faveur du développement durable.

Le premier forum s’est tenu le 24 septembre 2013, en remplacement de la Commission du Développement Durable.

Cette année, le thème retenu pour le forum est : Transformation vers des sociétés durables et résilientes. Il se concentre particulièrement sur 6 Objectifs de Développement Durable, 6-7-11-12-15 ainsi que le 17 .

 Par ailleurs, les états membres sont invités à réaliser des états des lieux de l’avancée de leurs politiques au regard de l’Agenda 2030. Les « voluntary national reviews » permettent d’échanger les expériences, succès, challenges et leçons, afin de permettre d’avancer plus rapidement dans l’Agenda. Cette année, 47 états ont accepté de rendre ce rapport.

Des « événements parallèles » (side-events) ainsi que des « événements spéciaux » sont organisés tout au long du Forum sur des sujets particuliers liés à tel ou tel aspect de la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

La France au Forum

La France a toujours été impliquée dans le développement durable. Aujourd’hui, plus que jamais, nous assurons un rôle de leader.

La France a déposé un side-event dédié au Pacte mondial pour l’environnement, qui se déroulera 17 juillet de13h15 à 14h30.

Un événement présidé par la Secrétaire d’Etat Brune Poirson portera sur la mobilisation de la société civile pour les ODD en France et dans d’autres pays, 18 juillet de 8h15 à 9h45 à la Représentation permanente de la France.

La délégation française réunit des représentants de l’Etat, du Parlement, de la Recherche, de l’Education, mais aussi des représentants d’entreprises, d’ONG ou de collectivités. 55 personnes se relaieront ainsi sur la totalité du forum, pour assurer la présence de notre nation.

Je suis fière, pour ma part, de faire partie des 3 députés participant à cet événement international.

Plan Biodiversité

Nicolas Hulot a dévoilé le Plan Biodiversité du Ministère de l’Ecologie et des solidarités. Sur la planète une espèce disparait toutes les 20 minutes, ce qui est mille fois supérieur à ce qui a pu être observé dans le passé. Il est parfois difficile de mobiliser l’opinion à ce sujet car il s’agit là d’un phénomène souvent invisible et silencieux. Pourtant, c’est un phénomène important, structurant et à bien des égards urgent. Quelques chiffres donnent la mesure de ce que nous sommes en train de vivre:

– le nombre d’oiseaux communs a chuté d’un tiers en 3 ans
– 40% de chauves-souris en moins
– 6 espèces exotiques envahissantes apparaissent tous les dix ans dans chaque département

Quel impact? Cette disparition progressive a des effets sur l’ensemble du vivant puisque toutes les espèces jouent un rôle dans la nature qui n’est pas forcément rempli mais transformé à leur disparition. Cela entraîne des phénomènes dont l’impact et la durée sont incertains. C’est pourquoi le Plan Biodiversité souhaite mobiliser les administrations et infrastructures françaises sur ce sujet.

Le plan a 6 axes stratégiques et plus de 90 actions. En voici quelques exemples:
– Création de 20 réserves naturelles nationales
– Rémunération des agriculteurs mettant en place des actions de protection de la biodiversité
– Suppression progressive de 12 produits plastiques à usage unique retrouvés régulièrement sur les plages comme les pailles et les touillettes
– Développement de 500 aires marines et terrestres éducatives
– Création d’un shazam des plantes ainsi que d’un jeu inspiré de Pokemon go pour partir à la découverte de la faune et de la flore

En 2020,  le congrès mondial de la nature aura lieu à Marseille, dans la même logique que la COP21 en 2015. Ce sera là l’occasion de développer ce plan et de dresser un premier bilan des mesures françaises.

L’écologie avance !

Ce sont 111 députés de la majorité, à l’initiative de Matthieu Orphelin qui publient une tribune pour prendre la défense de l’action du gouvernement en matière écologique.

Voici le texte, que vous pouvez retrouver ici.

Depuis un an, l’action du gouvernement et de la majorité présidentielle est-elle à la hauteur des enjeux écologiques ? Nicolas Hulot et les écologistes qui l’accompagnent obtiennent-ils des avancées suffisantes ? Vaste débat !

Loin de nous l’idée de faire à la place de Nicolas Hulot le bilan qu’il a annoncé faire pour cet été.

Mais, avant cette évaluation, il est utile de partager quelques éléments factuels d’appréciation. Utile à celles et ceux qui veulent se forger une conviction, à certains qui doutent et qui voudraient -et ils ont à notre sens raison- que cela avance plus vite, à quelques écologistes politiques qui aiment tant crier à l’échec dans les médias, et dont les voix se mêlent à celles des lobbies qui voudraient eux aussi notre échec.

Pour faire le bilan, il faut bien sûr d’abord considérer ce sur quoi nous nous étions engagés dans le projet présidentiel porté par Emmanuel Macron. Quelques exemples parmi d’autres : fin des hydrocarbures en France, prime à la conversion automobile et bientôt prime à la rénovation énergétique dès la réalisation des travaux, basculement programmé vers une fiscalité écologique (contribution climat énergie, diesel), développement de l’économie circulaire et hausse de la TGAP décharge, fin des véhicules essence et diesel en 2040, 50% de produits de qualité dans la restauration collective d’ici 2022, séparation du conseil et de la vente des pesticides… Tout cela est fait ou en cours. Concrétiser nos engagements était le minimum ; notons que nos prédécesseurs n’avaient pas toujours eu cette volonté, nous conduisant à l’impasse (sur la date de 2025 sur le nucléaire, sur les importations d’huile de palme).

On est allé plus loin que le projet présidentiel

Mais notre action ne s’est pas limitée à ce qui était prévu dans le projet présidentiel. One planet summit, arrêt du projet d’aéroport à NDDL, objectif de neutralité carbone en 2050, sortie du glyphosate en 3 ans, concrétisation des 6 parcs éoliens en mer avec une utile renégociation financière, baisse de la TVA pour les collectivités sur la prévention et le tri des déchets, inscription du climat et de la biodiversité dans la constitution, 20% de bio dans les cantines scolaires et triplement des surfaces en bio, plans de diversification des protéines, prise en compte des migrations climatiques dans la loi française… Quel point commun entre toutes ces avancées ? Aucune n’était prévue dans notre projet présidentiel ! Aucune. Elles vont plus loin que notre projet initial et doivent beaucoup à Nicolas Hulot.

Beaucoup reste à faire

Enfin, les prochaines semaines seront déterminantes sur des points stratégiques. Arbitrages du plan vélo (infrastructures dédiées, généralisation de l’indemnité kilométrique vélo), mesures pour lutter contre la pollution de l’air, scénario retenu pour les infrastructures routières et ferroviaires pour les 20 années à venir -et mesures liées pour en assurer le financement-, programmation pluriannuelle de l’énergie pour concrétiser un nouveau rythme de déploiement des énergies renouvelables et de diminution du nucléaire, plan biodiversité et mesures pour mettre fin à l’artificialisation des sols, lutte contre la déforestation importée… Autant d’arbitrages (et de nécessaires budgets correspondants) si essentiels pour mettre notre pays sur la voie irréversible de la transition écologique.

Nous sommes lucides : rien n’est parfait et beaucoup reste à faire. Mais c’est sur cette base que le bilan devra donc être fait. Sereinement, et en conscience. Avec en tête la seule question qui vaille : sommes-nous à la hauteur des enjeux ?

Plan « Place au soleil » du gouvernement pour la transition énergétique

Le gouvernement a présenté jeudi 28 juin son plan « place au soleil ».

Il souhaite promouvoir l’énergie photovoltaïque afin d’atteindre 32% d’énergies renouvelables en 2030, contre 22% aujourd’hui. Ainsi, dès 2019, le gouvernement va augmenter la prime à l’achat des chauffages et chauffe-eaux solaires.

De plus, les démarches permettant aux supermarchés d’installer des panneaux photovoltaïques sur leurs toits seront simplifiées.

Les agriculteurs qui en installeront seront remboursés de 40% du prix de raccordement au réseau.

Enfin, le ministère des armées s’est engagé à mobiliser 2000 hectares pour des projets photovoltaïques d’ici 2025.

Pour valoriser ces engagements, les villes et départements pourront recevoir le label certifié par l’Etat de « ville solaire » et «département solaire ».

Désertification et dégradation des sols de l’Union Européenne

La Cour des comptes européenne a publié un rapport au sujet de la désertification dans l’Union Européenne, phénomène qui se définit par l’érosion et la dégradation des sols.

Il se traduit par des problèmes d’infertilité de la terre, de dégradation de la qualité de l’eau, de perte de biodiversité et donc de productivité économique.

La désertification se manifeste par une aridification locale mais n’implique pas la présence d’un désert. C’est donc bien un problème présent en Europe.

Il est estimé que 8% des sols en Europe Centrale, du Sud et de l’Est sont en danger de désertification, représentant au total 14 millions d’hectares.

Des accords internationaux ont été signés, notamment dans le cadre de l’ONU, afin de lutter activement contre ce phénomène.

Si aucune stratégie n’est définie au niveau de l’Union Européenne, ce thème revient régulièrement dans les accords Européens et dans les projets financés par des fonds d’investissement Européens.

Afin d’amorcer une réponse à un tel défi, les points suivants ont été relevés dans le rapport:

  • limiter le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effets de serre
  • empêcher la dégradation des terres
  • réduire et réhabiliter les terre déjà désertifiées

L’ENQUÊTE MY WORLD 2030 SUR LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les 31 mai et 5 juin dernier avaient lieu les évènements sur les Objectifs de développement durable (ODD) et les inégalités sociales et environnementales organisé par le collectif 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable). 4D constitue un réseau d’acteurs qui vise à établir un réseau citoyen pour la promotion du développement durable et le suivi des engagements pris par la France. Elle est présente à l’échelle internationale, comme aux niveaux national et local.

À l’issue de ces événements, de nombreux participants ont exprimé leur souhait de mener des actions collectives, à la fois sur la sensibilisation et sur la vision politique. L’une des premières actions que souhaite promouvoir le collectif 4D concerne la diffusion de l’enquête MYWorld 2030. Dans le cadre de la promotion des 17 objectifs de développements durables, l’enquête My World 2030 permet d’établir un classement des thèmes de développement considérés comme prioritaires pour l’après 2015. Les résultats de l’enquête sont pris en compte dans les différents mécanismes de dialogue internationaux qui ont abouti aux objectifs de développement durable.

Cette participation citoyenne vise à :

  • Établir une « situation de référence à partir de la population » pour connaitre les préoccupations premières des citoyens
  • Contribuer aux efforts déployés pour rendre compte des progrès et enrichir les efforts officiels de suivi à l’échelle locale et mondiale
  • Améliorer le mécanisme permettant de suivre et mettre en œuvre efficacement les objectifs.

Le citoyen qui souhaite participer à l’enquête est dirigé vers un questionnaire l’invitant à choisir parmi les 17 objectifs les 6 objectifs qui sont sources de préoccupations immédiates pour lui et sa famille. S’il le souhaite, ce citoyen pourra réévaluer chaque année d’ici 2030 l’évolution de la situation des 6 objectifs qu’il a déterminé comme les plus préoccupants, ce qui permettra de suivre l’effectivité et l’efficacité de la mise en œuvre de mesures visant à l’atteinte des 17 objectifs de développement durable.

Pour participer à l’enquête, suivez ce lien (plusieurs langues sont disponibles) :

 https://myworld2030.org/partner/Asso4D?lang=fr

Les véhicules électriques, quels effets sur l’environnement ?

Le nombre de véhicules électriques immatriculés en France en mai 2018 est en hausse de 12% par rapport à mai 2017.

Bonne nouvelle ?

Les voitures électriques sont souvent décrites comme « propres » dans les publicités. Il est important de nuancer ces propos. D’abord, il faut considérer combien de temps le véhicule sera conservé et la provenance de l’électricité utilisée pour recharger la voiture. La transition énergétique est donc cruciale pour conduire des véhicules dits verts. De plus, lors de la production, un véhicule électrique est deux fois plus dommageable pour l’environnement qu’un véhicule thermique en raison des matériaux utilisés dans la fabrication des batteries. Ainsi, la diminution des gaz à effet de serre grâce à l’électrique est de 10 à 24% par rapport à un véhicule thermique selon les pays et donc selon le mix énergétique. D’après l’Union Européenne, le bénéfice environnemental augmentera dans les années à venir grâce aux innovations techniques. Ainsi, les véhicules électriques ont un impact moindre sur l’environnement, sous conditions.